Photo de Michel Boujenah

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Photo Spectacle les poissons partirent combattre les hommes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de Jean Claude DROUOT Spectacle La Valise de Jaurès 

 

 

 

 

 

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Spectacles Espace Jean Vilar en Janvier 2010

Réservation au 03.24.41.55.71 


 



Vendredi 15 janvier 2010 à 20h30

 

Michel Boujenah
« Enfin libre ! »

De et par Michel Boujenah
 
Humour Tarif A
 

« Après pratiquement trente ans de scène en solitaire et après avoir découvert le plaisir de changer, d’improviser et d’inventer tous les soirs des prolongements au texte écrit, j’ai décidé de faire un nouveau spectacle où je serai en liberté.

J’aborderai les rapports entre les hommes et les femmes à travers le regard de Maxo et Simone Boutboul, la difficulté d’être soi-même, de s’accepter comme on est, grand ou petit, beau ou laid, et de trouver où se cache la véritable beauté d’un être humain.

Je ne pourrai m’empêcher de naviguer entre la foule de personnages que j’ai inventés et moi-même. Je reviendrai à mes rapports au théâtre classique et je reparlerai encore une fois de Shakespeare, de Racine ou de Corneille.

S’il me prend l’envie, au cours des représentations, de dire un poème, je le ferai ; et si je veux demander au public de m’aider à comprendre le mode d’emploi de mon téléphone, je leur lirai tout le texte, et si jamais un spectateur comprend ce qui est écrit dans ces notices insupportables, je l’enverrai à Stockholm prendre un prix Nobel.

L’impression à 55 ans de faire un bilan mais certainement pas une fin. Naître, grandir, jouer, pleurer, parler, enfin vivre et puis mourir… mais pas tout de suite… mais pas tout de suite…
À très vite. »             Michel Boujenah
 
 
 

 


 

Vendredi 22 janvier 2010 à 20h30                           Nouvelle création
La Compagnie La Strada présente :

 

Et les poissons partirent
                  combattre les hommes

 
 
Théâtre Tarif D
D’ Angélica LIDDELL (Espagne)
 
Traduit en 2008 de l’espagnol par Christilla Vasserot
Éditions Théâtrales Cultures France

 

« L’apothéose de la bourgeoisie est de ne pas reconnaître la mélancolie chez le reste des hommes. Quelle est la mélancolie du noyé ? Je descends dans le cul d’un requin pour le savoir ».

Il y a des textes qui vous laissent sans voix.
Vous les prenez sur la tête comme un coup de massue. Celui d’Angélica Liddell « Et les poissons partirent combattre les hommes » est une bombe. Ici, pas de sentiments, ni de sentimentalisme, pas d’apitoiements douteux, pas de formalisme affiché, pas de bienséance hypocrite. Une écrivaine s’adresse à un homme politique. Une pute à une autre pute. C’est dire les prétentions qu’elle se donne. Disons qu’une femme qui possède et utilise le langage s’adresse à un homme qui possède et manie le même langage. D’égale à égal. D’être civilisé à être civilisé.

Ou d’être masqué, à être masqué. Pour dire quoi ? Pour évoquer quoi ? L’indicible. L’inénarrable. Raccourci stupéfiant d’un fait divers. Rien du tout. Quelques naufragés clandestins tombés d’une barque, quelque part entre le Maroc et l’Espagne. Fait divers maintes fois répété. Ce n’est déjà plus une tragédie. Disons alors un miracle. Un miracle digne de la multiplication des pains ou de Jésus marchant sur les eaux. Un miracle qui ébranle sérieusement l’édifice somptueux de nos valeurs européennes. Qui remet tout en question. Qui balaie tout autant le paternalisme bienfaisant du discours de Dakar que les perspectives enjouées du projet d’Union pour la Méditerranée. Un miracle qui ratisse tout, comme une tornade qui vous ramènerait au désert. Au commencement.
À l’origine. À l’homme – poisson. Voilà pourquoi nous sommes sans voix.
François Cancelli, Catherine Toussaint

La pièce se heurte brutalement au drame des émigrés clandestins qui meurent chaque année en essayant de traverser le détroit de Gibraltar sur des embarcations misérables. La force d’Angélica Liddell est de livrer le point de vue de ceux qui voient s’échouer ces cadavres sur les plages du sud de l’Espagne, là où les touristes se dorent au soleil. En prenant les mots à bras-le-corps, en les répétant pour en faire jaillir le sens, l’auteur délivre un texte sans concession aux règles de la bienséance, qui transforme le fait-divers en écriture de la souffrance et du dégoût.

 

Direction artistique : Catherine Toussaint – François Cancelli
Mise en scène : Catherine Toussaint
Avec : Elena Lloria Abascal, Joël Lokossou, François Cancelli,
Costumes : Gingolph Gateau
Lumières : Daniel Linard
Coproduction : Scène conventionnée « La Salamandre » Vitry-le-François, Espace Jean Vilar Revin, La Strada Cie

 

Avec le soutien de la Région Champagne-Ardenne, l’O.R.C.C.A, la Direction
Régionale des Affaires Culturelles, la Ville de Revin et la Ville de Troyes
 

 


 

Vendredi 29 janvier 2010 à 20h30 

 

La valise de Jaurès
De Bruno Fuligni

 
Théâtre Tarif B
 
Pièce adaptée des comptes rendus officiels des séances à la Chambre des Députés.
Jean-Claude DROUOT rend hommage à la figure de Jean JAURÈS à travers ses authentiques débats à l’Assemblée Nationale avec Maurice BARRÈS.

Spécialiste des fanfares militaires, Amédée Couesnon vient d’être élu député. Il se présente au Palais-Bourbon, où deux maîtres de la tribune veulent bien l’initier aux grands et aux petits mystères de la vie parlementaire. Jean Jaurès, le socialiste, et Maurice Barrès, le nationaliste, sont capables de s’entendre pour renseigner le nouveau venu et sourire de ses « couesnonnades », mais bientôt la passion politique reprend le dessus et les orateurs se fâchent.

À travers les tribulations du pauvre Amédée Couesnon, ce sont les grands choix de société qui s’imposent : il faut être dreyfusard ou antidreyfusard, ennemi ou partisan de la peine de mort, pacifiste ou belliciste… Mais, pour Amédée Couesnon, le vrai mystère subsiste : qu’y a-t-il dans la valise de Jaurès ?

 
Mise en scène : Jean-Claude Drouot
Avec : Jean-Claude Drouot,
Maxence Mailfort,
Axel Beaumont,
Serge Lelay
Lumières : Olivier Drouot
Décor : Andrine Pelloquet
Costumes : Valérie Adda
Illustration sonore : Patrick Zima

 

Écrite par Bruno Fuligni, qui s’est librement inspiré des comptes rendus officiels des débats à la Chambre des députés, cette tragi-comédie en trois actes est mise en scène par Jean-Claude Drouot, qui incarne aussi Jean Jaurès. Une plongée dans la Belle Époque et le beau langage du parlementarisme, juste avant l’étincelle qui va produire la Grande Guerre.